GHK-Cu revient souvent en discussion, rarement avec le contexte. Voici d'abord les bases, puis les considérations pratiques.
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Une série de dérivés du A-230 a été produite afin d'en améliorer les propriétés physiques. Le A-232, et sa version binaire Novitchok-5, ne diffère ainsi du A-230 que par le remplacement d'un groupe méthyle –CH3 par un groupe méthoxyle –OCH3. Le A-230 serait ainsi un phosphonate tandis que le A-232 serait plutôt un phosphate. L'absence de liaison carbone–phosphore dans le A-232 rend ce dernier plus difficile à détecter comme agent innervant et peut permettre d'en dissimuler la production aux yeux de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, car ce type liaison est un marqueur communément utilisé pour identifier d'autres armes chimiques organophosphorées comme le tabun, le sarin, le soman ou encore le VR, version russe du VX. Le A-232 présente cependant l'inconvénient d'être deux à trois fois moins toxique que le A-230 et de se décomposer rapidement au contact de l'eau. Ces deux substances furent testées en 1976 au centre de production d'armes chimiques de Volgograd et se révélèrent cinq à huit fois plus toxiques que le VX ou le VR. Les versions binaires de ces composés sont apparues dans les années 1980 et furent appelées Novitchok. La première de ces formulations binaires fut développée pour le VR, ou « substance 33 », puis le procédé fut étendu au A-230 et au A-232 afin de permettre le stockage de ces substances, trop instables sous leur forme unitaire, ce qui les rendait non stockables.
Sources : fr.wikipedia.org
Dans la mesure où les substances utilisées pour produire ces armes chimiques sont également utilisées comme produits phytosanitaires, il était relativement facile de camoufler ce programme d'armement chimique. Selon Mirzayanov, le programme était « conçu pour dissimuler la production d'armes chimiques sous couvert d'une production civile légitime. » Mikhaïl Gorbatchev annonça en avril 1987 que l'URSS cesserait de produire des armes chimiques et convertirait ses installations chimiques militaires en usines à vocation civile. L'Union soviétique poursuivit cependant secrètement le développement des agents Novitchok, et des tests en plein air du A-232 eurent lieu en 1989 et en 1990 sur le plateau d'Oust-Ourt, au Kazakhstan. Le développement de la série Novitchok se poursuivit également dans les années 1990, même après la divulgation par Mirzayanov de l'existence de ces recherches. Le Novitchok-7 fut mis au point à l'automne 1993 ; il présente une toxicité dix fois supérieure à celle du soman et une volatilité comparable. Plusieurs tonnes de Novitchok-7 furent produites et testées à Chikhany et à Noukous, en Ouzbékistan. Deux autres agents, le Novitchok-8 et le Novitchok-9, furent développés et étaient susceptibles d'être mis en production. L'Ouzbékistan n'aurait appris l'existence du programme d'armement chimique sur son sol qu'après son indépendance de l'Union soviétique. En 1993, les derniers scientifiques russes quittèrent le centre de recherche de Noukous, dans le nord du pays.
Sources : fr.wikipedia.org
L'Ouzbékistan négocia avec les États-Unis une assistance technique pour la décontamination des lieux et, en 1999, des experts américains sont intervenus dans la décontamination des installations de Noukous. En 2016, des chimistes iraniens ont synthétisé cinq agents Novitchok pour les analyser et ont fourni des données détaillées de spectrométrie de masse qui ont été ajoutées à la base centrale de données analytiques de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. Il n'y avait pas eu jusque-là de description détaillée des propriétés spectrales des Novitchoks dans la littérature scientifique d'accès ouvert. Selon Milos Zeman, président de la Tchéquie, du Novitchok A-230 a été produit, testé puis détruit en Tchéquie en 2017.
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=== Divulgation === La révélation au public des agents Novitchok s'est déroulée progressivement sur une quinzaine d'années. L'existence du programme Novitchok fut tout d'abord révélée en 1992 par deux chimistes russes, Vil Mirzayanov et Lev Fiodorov (ru), qui publièrent le 16 septembre 1992 un article intitulé Politique empoisonnée dans le journal Moskovskie novosti. Mirzayanov accorda également une interview à Will Englund, correspondant à Moscou du quotidien américain The Baltimore Sun, qui attira l'attention internationale. Dans ces articles, Mirzayanov ne divulguait pas de secrets d'État relatifs à la nature des composés chimiques développés ni aux laboratoires impliqués, ce qui lui évita d'être condamné pour haute trahison ; il révélait en revanche que la Russie poursuivait secrètement en 1992 le développement de ces armes malgré l'affirmation de Mikhaïl Gorbatchev en avril 1987 à Prague que l'URSS avait cessé de produire de telles armes et construisait des infrastructures pour les détruire. La révélation suivante concernait le composé A-232 (Novitchok-5), dont l'existence fut révélée par Vladimir Uglev dans une interview dans le magazine Novoïe Vremia début 1994. Ce scientifique déclara dans une interview au Washington Post en 1989 qu'il avait participé à la mise au point de ce composé, que celui-ci est résistant au froid et qu'il en existe une version binaire.
Sources : fr.wikipedia.org
GHK-Cu est résumé ici à partir de littérature publique : définition, contexte et points récurrents en pratique. Informations générales, pas un avis médical.
La recherche sur GHK-Cu repose surtout sur des travaux de laboratoire et des modèles animaux ; les données cliniques varient selon la substance.
La pureté et l'analyse (HPLC, spectrométrie de masse), une reconstitution correcte et un stockage adapté sont déterminants.%!(EXTRA string=GHK-Cu)
Tous les mécanismes ne sont pas démontrés et une étude isolée ne fait pas une preuve globale. Les questions ouvertes sont signalées comme telles.%!(EXTRA string=GHK-Cu)